Pour continuer sur une bonne lancée en ce mois des fiertés et dans la lutte contre l’homophobie dont la fête était le 17 mai, le célèbre sport de mêlée se met à l’heure les minorités. Ô bonheur ! On ne pouvait rêver mieux, après la nouvelle de l’acceptation des femmes transsexuelles (ou transgenres ? L’on s’y perd) au sein des équipes féminines de rugby. L’égalité des sexes répète la gauche : la belle affaire ! Pas sûr que les femmes gagnent à l’intégration d’hommes dans leur sport. Mais passons.
Quelle belle image que celle d’un club de rugby financé par une application (parlons franchement) de cul !
Pour ajouter encore un peu de virilité au monde de l’ovalie, voilà maintenant que le Biarritz Olympique, club de Pro D2, a passé un partenariat avec l’application de rencontre pour les gays Grindr. Celle-ci va devenir sponsor officiel et principal du club, et apparaîtra sur le maillot de l’équipe. La classe n’est-ce pas ?
Le partenariat n’est pas sans importance car estimé à quatre millions d’euros selon les informations de France Bleu Pays Basque. Si vous connaissez Tinder, dont le but est exclusivement de chercher quelqu’un avec qui passer une nuit, vous comprendrez le principe de cette application. Afin de trouver son prince charmant, Grindr propose des rencontres pour les hommes homosexuels, bisexuels ou bicurieux. Quelle belle image que celle d’un club de rugby financé par une application – parlons franchement – de cul !
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Comble du ridicule, les photos publicitaires montrent que, pour le short aux couleurs de l’application, le logo se trouve sur les fesses. Un joueur s’amuse à pointer l’arrière-train de son coéquipier devant les caméras. Plus explicite, tu meurs. Le club a par ailleurs choisi d’arborer le drapeau LGBT en photo de profil Twitter au cas où le message n’était pas assez clair.
Clou du spectacle : le propriétaire du club n’est autre que Louis-Vincent Gave. Non, toujours pas ? Il est le fils de Charles Gave, figure importante de la constellation libérale-conservatrice française. Belle image donc, pour cette droite dite conservatrice qui se plie aux exigences des communautés intouchables pour être dans l’air du temps. Ou au diktat du réalisme économique, quitte à brader des valeurs pour quelques zéros sur un chèque ? « Elle progresse la société ».





