Potemkine distribue cette rareté exhumée grâce aux ayants droit du regretté Georges Romero. En 1973, le réalisateur connaissait une traversée du désert malgré le succès de La Nuit des Morts-Vivants, c’est pourquoi il accepte ce moyen métrage de commande, à la demande de la Lutheran Society de Pennsylvanie. Il n’était en effet pas rare, à l’époque, que des organisations religieuses se payent les services de jeunes réalisateurs en vogue pour des films institutionnels destinés à sensibiliser sur les maux de la société américaine. Ici, Romero s’attaque donc à la condition des personnes âgées à travers la déambulation cauchemardesque et surréaliste d’un vieillard dans un parc d’attractions.
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Un « amusement park » qui se refermera peu à peu sur lui comme un piège multicolore, métaphore d’un pays régi par l’argent et le culte de la jeunesse. Expérimental et désespéré, le film sera renié par ses commanditaires, il reste néanmoins un joli témoignage du style Romero, entre farce nihiliste et grand huit émotionnel, entre documentaire-fiction et satire sociale horrifique. Cette curiosité n’a rien perdu de sa violence et de son actualité.
The Amusement Park (1973) de Georges Romero avec Lincoln Maazel, en salle le 2 juin (53 minutes)





