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L’éternelle guéguerre entre « tradis » et « modernistes » continue

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Publié le

14 juin 2021

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Nouvelle tension au cœur de l’Église catholique : l’archevêché de Dijon plante un couteau dans le dos des fidèles de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) en renvoyant deux de leurs prêtres. Jalousie, orgueil et mauvaise foi, la guéguerre entre tradis et modernistes continue.
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Les églises célébrant la forme extraordinaire du rite romain regorgent aujourd’hui de fidèles de plus en plus jeunes et désireux de connaître cette messe longtemps oubliée. Pourtant à Dijon, l’archevêque semble décidé à ne pas laisser prospérer cette communauté. Ce que confirme le renvoi de deux prêtres de la FSSP en septembre prochain. Un petit courrier aux deux abbés et le tour est joué : la fraternité va devoir fermer ses portes. En effet, si l’un des deux devait théoriquement être remplacé, le diocèse a ignoré son remplaçant et par là n’a pas respecté le fonctionnement prévu pour les mutations. Mgr Roland Minnerath, l’archevêque de Dijon, affirme que le prêtre serait parti de son plein gré en abandonnant ses fidèles. Aucun des deux abbés ne sera donc remplacé.

Lire aussi : Le catholicisme est en voie de marginalisation

Si l’archevêché assure que plusieurs prêtres du diocèse sont « prêts » à assurer « la célébration de la messe selon la forme extraordinaire ainsi que les autres sacrements », ils ne pourront pas pour autant poursuivre toutes les activités de la communauté, comme catéchisme, patronage, scoutisme, aumônerie ou catéchuménat. Tous ces services étant réalisés par deux prêtres à plein temps depuis 23 ans, ils ne sauraient être comblés par des prêtres présents par intermittence. Dans un communiqué des amis de la Basilique Saint Bernard de Dijon où est encore installée la FSSP, les fidèles s’insurgent : « Comment des prêtres assumant déjà d’autres ministères pourront-ils répondre aux besoins grandissants de cette communauté de fidèles ? ».

Quel exemple entend donner le diocèse aux nouveaux chrétiens et aux non-baptisés ? L’Église déjà déchirée par les tensions internes ne cesse de se planter des couteaux dans le dos. Les victimes de cette nouvelle attaque sont les trois cents fidèles de la fraternité. Dans leur lettre, ils affirment qu’en plus de la perte de deux prêtres, ce seront « 12 messes en semaines, les préparations à tous les sacrements […] tout un apostolat », qui vont être balayés d’un revers de main.

Ainsi, en plus de devoir se plier à une hospitalité peu enjouée par manque d’église personnelle, les fidèles n’ont plus non plus de prêtres pour les guider dans la foi

Une pétition a été lancée pour empêcher l’application de la décision, d’autant plus injuste qu’elle n’est pas motivée par une raison grave. « La mutation annoncée de l’un des prêtres de la Fraternité a poussé le diocèse à assurer désormais le ministère » est l’unique motif avancé par le diocèse pour le moment. Ainsi, en plus de devoir se plier à une hospitalité peu enjouée par manque d’église personnelle, les fidèles n’ont plus non plus de prêtres pour les guider dans la foi. Le diocèse de Dijon ne semble pas vouloir discuter de sa décision. En effet, contacté par nos soins, il refuse de donner suite.

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