S’il est une loi dont aucun de nos candidats aux élections ne parle, a viso aperto, c’est bien de la loi de bioéthique qui touche pourtant à l’avenir de notre pays avec la PMA, mère (sans jeu de mots) de toutes les propositions. À part Nicolas Forissier et Laurent Wauquiez, opposés à la PMA, et Xavier Bertrand et Aurélien Pradié qui restent neutres, Jordan Bardella, inquiet de la pente glissante vers la GPA, et Sébastien Chenu, à l’avis caméléon, personne ne s’exprime frontalement, en particulier la présidente du FN, sur cette loi fondamentale qui touche la famille. Selon des sondages – mal conçus puisque les Français seraient « pour la PMA » et, en même temps, « contre la privation de père » pour un enfant –, aucun prétendant ne parle de la mariée qui fait le deuil de la paternité. Ce n’est pas faute, pour Aude Mirkovic et Madame de la Rochère, d’avoir essayé : il suffit d’entendre, lors d’une émission de Sud Radio du 8 juin 2021, le bégaiement de l’argumentaire de l’avocate Aude Denardaud, membre de la Commission juridique et de « l’Association des futurs parents gays et lesbiens », face à Aude Mirkovic, maître de conférence en droit privé et porte-parole de l’Association Juristes pour l’enfance. La vérité est que nous sommes tétanisés par la CEDH qui nous impose des lois sociétales en sapant la souveraineté des États dans des domaines hors de sa compétence dont celui de la santé.
Jusqu’à quand faudra-t-il dénoncer cette intimidation étrangère qui en arrive à ne pas respecter l’article 1 du traité de la CIDE, signé pourtant par tous les membres de l’UE, garantissant les droits de l’enfant ?
Le 23 juin, le rapport Matic sur « la santé reproductive » des femmes et leurs droits « génésiques et sexuels » est mis aux voix au Parlement européen. Ce rapport politique, fruit d’années de lobbying, veut imposer l’avortement, promouvoir l’accès à la PMA, interdire la liberté d’expression, réduire à néant la clause de conscience ; bref, faire des droits de l’homme inversés : tout discours critique sur une loi de société qui n’est pas orientée vers le bien devient une atteinte aux droits de l’homme ! Ne nous leurrons pas : cette résolution, extrêmement importante, dit Grégor Puppinck, fera autorité même si elle n’est pas « contraignante ».
À l’heure où Ursula von der Leyen fait la tournée des États pour le plan de relance européen, on a envie de dire aux Français : « N’ayez pas peur ! ». Le groupe de Visegràd ne respecte pas les lois migratoires et les lois sociétales ? Et alors : il ne se passe rien ! La santé et les droits reproductifs des femmes ne sont pas de la compétence de l’UE. Jusqu’à quand faudra-t-il dénoncer cette intimidation étrangère qui en arrive à ne pas respecter l’article 1 du traité de la CIDE, signé pourtant par tous les membres de l’UE, garantissant les droits de l’enfant ? Les élus ne sont donc pas gênés de ne rien dire d’une loi qui prive ab initio les enfants de leur père ? L’intérêt de l’enfant est donc moins important, à leurs yeux, qu’un pass métro gratuit ?
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François Hollande aurait perdu, dit-on, sa réélection à cause de la loi du mariage pour tous. Madame Taubira aurait regretté de ne pas avoir fait, dans la foulée du mariage pour tous, la PMA. Alors que nous sommes à la veille d’élections, les candidats ont tort de garder le silence sur une loi qui divise les Français comme jamais, à l’heure où l’Europe se défait, sous la pression souverainiste des peuples. Ils font une erreur politique.





