Que vous inspire le retrait de Jean-Laurent Félizia (EELV) ?
Il y a six ans, ils s’étaient retirés dans la soirée de dimanche. Les choses ont bien changé, même s’ils se sont retirés dans la matinée de lundi. On se trouve devant le schéma qui était prévu depuis le début : du PCF au PS en passant par Agir, le Modem, LR et les amis de M. Macron, nous avons affronté tous ceux qui veulent que rien ne change, tous ceux qui évoquent une menace contre la démocratie à laquelle ils ne croient même pas eux-mêmes. En réalité, ils veulent simplement s’allier pour garder leurs postes et leurs fonctions.
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Comment expliquer un tel sacrifice de la part de la gauche ?
Visiblement, il y a eu un accord avec M. Muselier. On a du mal à savoir quoi – peut-être leur a-t-il garanti qu’ils pourraient présenter des délibérations en séance publique ou des motions – mais il a clairement fait des concessions à la gauche pour obtenir leur retrait. Et puis il y a la pression des appareils politiques. M. Félizia est quelqu’un de sympathique, mais peut-être n’avait-il pas les épaules assez larges pour résister aux pressions des états-majors parisiens qui veulent des retraits, quels que soient les intérêts locaux des militants.
Les électeurs de gauche ont été cocus pendant six ans. S’ils y ont pris du plaisir, ils peuvent recommencer
Comment évaluez-vous vos chances au second tour malgré ce « front républicain » ?
Elles sont tout à fait réelles. On est exactement dans le même scénario avec les mêmes chiffres au premier tour qu’à Perpignan. Il y a un réservoir immense d’électeurs pour le second tour. Pourquoi les gens ne sont-ils pas allés voter ? Nous passons notre temps depuis deux jours à rencontrer des gens qui affirment que les sondages étaient tellement bons qu’ils croyaient que c’était fait, et qui se réservaient pour le deuxième tour. Je rappelle que les cinq derniers sondages nous donnaient gagnants quelle que soit l’hypothèse. Nous verrons s’ils se vérifient.
Croyez-vous que les électeurs de gauche se mobiliseront pour voter Muselier ?
Les électeurs de gauche ont été cocus pendant six ans. S’ils y ont pris du plaisir, ils peuvent recommencer.





