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Éolien et élus locaux : comme un air de corruption

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Publié le

20 juillet 2021

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Le secteur éolien se développe notamment grâce à des édiles peu scrupuleux qui votent en faveur de projets, et en tirent un bénéfice privé. Petit échantillon de condamnations d’élus locaux pour prise illégale d’intérêt.
éolien

Pas 1 mais 11 arnaqueurs

En 2013, une élue de Saint-Georges-d’Annebecq (Orne) est condamnée à 1 000 € d’amende par le tribunal correctionnel d’Argentan pour prise illégale d’intérêts. À ses côtés, sur le banc des accusés, onze élus jugés pour les mêmes faits. Tous propriétaires de terrains sur lesquels devaient être implantées onze éoliennes, ils ne s’étaient pas retirés des délibérations sur les zones de développement de l’éolien terrestre (ZDE). Malgré cette condamnation, et une alerte du préfet, un avis favorable est donné au projet.

Pas bête la guêpe

En 2015, une conseillère municipale d’Aveyron est privée de ses droits civiques, civils et familiaux pour deux ans et est condamnée à deux mois de prison avec sursis et 1 000 € d’amende. La raison ? Lors d’un conseil municipal, elle a participé au vote d’un projet de construction d’éoliennes sur des terrains appartenant à son mari, à sa belle-soeur et à son beau-frère. 46 500 €, c’est la somme que lui a rapportée annuellement ce projet, pendant presque deux ans.

Lire aussi : Enquête : éolien, la face sombre des pales

Quand l’armée emmerde ses pilotes

André Cabrol, maire d’un village du Tarn, a été récemment placé sous contrôle judiciaire. Il avait souhaité installer des éoliennes sur ses propres terres, une démarche d’autant plus scandaleuse que son terrain est classé « réseau de vol à très basse altitude », pour les avions de chasse notamment. Contre l’avis défavorable du commandement de la défense aérienne de la zone, le maire avait contacté le cabinet du ministre des Armées pour obtenir le droit de construire les cinq éoliennes. Aux pilotes de s’adapter.

L’élu géomètre

En 2016, le maire de Tingé dans le Maine-et-Loire écopait de 5 000 € d’amende pour prise illégale d’intérêts. Géomètre-expert de métier, il avait offert ses services à un promoteur pour l’implantation d’un parc éolien dans sa commune. Les délibérations auxquelles il avait participé tombaient hélas sous le coup de la prescription, sauf une de 2015 qui, concernant le passage des câbles, a suffi au tribunal de Saumur pour le condamner.

400 000 euros

En juin 2019, le maire d’un village du Pas-de-Calais est condamné par la cour d’appel de Douai à une amende de 30 000 € pour avoir voté en faveur d’un projet d’éoliennes installées sur ses propres terres. L’élu avait touché, en contrepartie de cette installation, plus de 400 000 € de loyer. On dit merci les éoliennes !

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