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L’association capital-travail : une solution radicale pour la justice sociale

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Publié le

9 novembre 2021

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Alors que le pouvoir d’achat des Français s’effrite, l’association capital-travail ou participation pourrait être un formidable outil de justice sociale, en intéressant les salariés aux performances de l’entreprise.
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Patron d’une de ces trois millions de TPE qui maillent le territoire et font tourner l’économie française, je souffre de voir que le bénéfice du labeur des employés profite exclusivement à ceux qui ont souscrit au capital. C’est une situation que j’ose qualifier de profondément injuste. Le sujet n’est pas nouveau, il est traité depuis le XIXe siècle par les catholiques sociaux. La solution proposée est simple, une troisième voie entre capitalisme et marxisme : l’association capital-travail ou participation. Elle consiste à considérer que le fruit du travail doit rapporter à ceux qui produisent sans pour autant léser ceux qui ont permis la création et la mise en marche de l’entreprise. Une véritable politique de participation permettrait aux salariés des TPE et PME de voir le fruit de leurs efforts récompensés, à la hauteur de leur implication.

De nos jours la seule politique de participation existante de façon obligatoire est limitée aux entreprises de plus de 50 salariés, limitée par des calculs et une taxation compliquée. Elle s’inscrit dans une politique d’épargne avec des conditions de déblocage strictes.

Une mesure efficace pour augmenter le pouvoir d’achat de nos concitoyens et faire œuvre de justice sociale serait la création d’une véritable participation, à hauteur d’un tiers des bénéfices distribuables, non taxable, pour les salariés des TPE, des PME mais aussi des grands groupes. Cette participation s’appliquerait par  versement immédiat ou partiellement immédiat.

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Évidemment, cette politique de participation doit s’accompagner d’un allègement considérable de l’impôt sur les sociétés pour les petites et moyennes entreprises, à un taux de 15 ou 20% maximum du résultat annuel.

En sus de voir son pouvoir d’achat considérablement augmenter, pour ne pas voir son impôt sur le revenu flamber, le salarié pourra investir les sommes reçues dans les dispositifs permettant à l’économie de tourner tout en ouvrant droits à réductions et crédits d’impôts (investissements dans des entreprises, dons, rénovation de résidence principale).

De Gaulle avait évoqué l’association, dès 1943 : il y voyait le socle d’une politique d’une reconstruction de la France, contre les divisions particulières et les oppositions de principe. Cette vision pour la France qui allait à l’encontre d’une certaine bourgeoisie inquiète pour ses intérêts propres, aujourd’hui tournée vers un mondialisme malheureux, coûta au Général le succès au référendum de 1969. Qualifiée de  « mirage » par monsieur Le Maire, ministre de l’Économie, cette proposition radicale de l’association capital-travail pourrait être la clef du succès pour un candidat qui chercherait à unir les forces vives de la nation, orphelines du RPR.

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