Judith mène une double vie entre la Suisse et la France. D’un côté Abdel, avec qui elle élève une petite fille, de l’autre Melvil, avec qui elle a deux garçons plus âgés. Peu à peu, cet équilibre fragile fait de mensonges, de secrets et d’allers-retours se fissure dangereusement. Prise au piège, Judith choisit la fuite en avant, l’escalade vertigineuse. La première réussite du deuxième film d’Antoine Barraud est d’avoir su prendre le temps.
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Non pas qu’on s’ennuie, à aucun moment, mais d’assumer jusqu’au bout de ne presque rien dévoiler de cette étrangeté d’une double vie absurde. D’un côté celle des grands ducs, entre maison luxueuse, vie sociale trépidante et famille heureuse, et de l’autre, commune, presque déclassée mais, pourtant, qu’aucune raison spéciale ne justifie. Ce fil, Antoine Barraud le maintient tendu, par son écriture construite en toile d’araignée, son montage au scalpel et son casting iconoclaste (Jacqueline Bisset, Bruno Salomone et Valérie Donzelli), le tout porté par une Virginie Efira toujours surprenante.
Madeleine Collins (1h47), de Antoine Barraud, avec Virginie Efira, Bruno Salomone, Quim Gutiérrez, en salle le 22 décembre





