Zemmour, c’est pas Jo l’Rigolo. Trop extrême. Il faut donc un moyen de lutter, pas trop efficace mais radical, contre les « territoires perdus de la République ». Le programme de Valérie Pécresse tient en une phrase : « Tout cramer pour repartir sur des bases saines ». On peut en effet filer la métaphore: Valérie Pécresse, c’est le roi Léodagan de la série Kaamelott. Elle veut en effet détruire les quartiers « ghettoïsés » en interdisant d’avoir plus de 30 % de HLM dans les villes pour… en reconstruire. « J’ai pas gueulé je leur ai signifié gentiment qu’on était pas chez les romanos et qu’il fallait qu’ils décarrent vite fait d’leur canfouine avant de prendre ma main dans la tronche ! ».
Alors que la candidate a récemment parlé de Grand Remplacement dans son grand meeting au Zénith de Paris, draguant ainsi l’aile droite ciottiste, on observe aisément la pusillanimité de cette prétendue innovation. On est donc loin de la « préférence nationale pour les logements sociaux » que prônait l’ancien rival de Valérie Pécresse à la primaire des Républicains.
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Le plan de Pécresse vise ainsi à reconstruire, non pas des immeubles, mais le mythe de la mixité sociale de gauche qui a prouvé de nombreuses fois son inefficacité crasse. « Hé ouais ! C’est pas les idées qui vous manquent, c’est la conviction de devoir les réaliser ! ». À chaque parole forte sur l’immigration de la candidate LR, on semble pouvoir associer une mesure faible de son programme. La mixité sociale, on a pu constater sa conséquence logique : la disparition des Français du quartier. Mantes-la-Jolie, Chanteloup, Vaulx-en-Velin…. les exemples sont innombrables. Alors que le gouvernement veut répartir le Grand Remplacement sur tout le territoire avec son plan banlieue. On appelle ça un « effort républicain » dans le langage de droite molle.
Eric Zemmour quant à lui, avait contre-attaqué avec une volonté de supprimer la loi SRU qui impose aux communes d’avoir au moins 25% de logements sociaux en fustigeant les « terres d’islamisations » que sont devenues les HLM.
« Non, mais je crois que mes ambitions se résument clairement : la férocité avant tout ». Férocité bien ordonnée commence par soi-même. Quand on connaît la force des convictions de Valérie Pécresse, on est souvent déçu. Voulant refaire un « en même temps » macronien avec une politique sur l’immigration « ferme et humaine », son plan d’anti-ghettoïsation des quartiers n’est en réalité qu’un retour vingt ans en arrière avec, en plus, des dizaines de milliers de personnes déjà logées à déporter.





