Chères lectrices, vous n’êtes plus attirées par ce beau pompier à la mâchoire carrée et aux muscles saillants. Non. La science le dit, ou à tout le moins Bernard Andrieu, philosophe et professeur en STAPS en Sorbonne. Les codes de l’attirance sexuelle changent. On choisira dorénavant son partenaire si ledit partenaire n’existe qu’en deux dimensions. Les néo-féministes y lisent un désintérêt pour les schémas traditionnels de l’attirance sexuée. Finis aussi les gentlemen aux tempes grisonnantes et aux costumes impeccables ! Ils sont relégués au rang de reliques d’un lointain passé, celui où nos idiotes de grand-mères n’avaient pas accès au chéquier ou au bon goût. Place à l’homme déconstruit, quoi que cela veuille dire.
L’homme déconstruit
Sandrine Rousseau, la sémillante ex-candidate à la candidature EELV, se félicite d’avoir chiné et correctement élevé un de ces Pokémons rares. Friande de créativités linguistiques, la cohorte de femmes libérées-délivrées lui emboîte le pas. Le prince des temps modernes n’a pas de muscles, se peint les ongles, approuve tout ce que dit sa douce. Il porte des jupes, mais uniquement pour manifester en faveur des sans-papiers et ne parle pas dans les réunions entre femmes sans y avoir été invité au préalable par sa tutrice. On se sent rêveuses à cette description. C’est beau, c’est beau, sauf que ça n’existe pas hors périph. Même intra-muros, il n’intéresse pas grand monde – des deux côtés de la frontière des préférences.
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Tous méchants, même papas
Pourquoi alors, direz-vous chères lectrices, les femmes se désintéressent-elles de l’homme musclé (mais pas trop), voire des toyboys aux yeux vides, pour lui préférer son homologue sous œstrogènes ? La réponse, bien que relativement logique, semble dure à cracher. La femme moderne se sent menacée par la force physique de l’homme et son potentiel de violence. « L’image de l’hétérosexuel musclé devient un créneau contesté, analyse Bernard Andrieu. Si certaines femmes sont encore attirées par ce schéma traditionnel, les muscles n’ont plus la cote chez les féministes pour lesquelles la peur de la violence est associée à la force ». Dur d’ordonner à Jean-Biscottos de laver la vaisselle après 10 heures d’usine. Cherchons plutôt un Jean-Soja : en cas de discorde, on risque moins la patate de forain (pour les imbéciles qui ne craignent pas la taule) ou la voix imposante d’un bonhomme hurlant que non, il n’est pas prêt à réévaluer la position de la femme transgenre dans la gestion de silos à missiles nucléaires.
Néo-féminisme, ou le vulgaire à portée des gonzesses
La femme moderne craint le mâle à l’ancienne parce qu’elle s’en est faite la rivale. Dans l’ère post-soixante-huitarde, elle n’est plus à côté de l’homme mais face à lui. En tout, elle devient son concurrent. L’ouverture de certains segments professionnels aux femmes était nécessaire. L’adoption de tout ce que les féministes reprochaient aux hommes, beaucoup moins. La moderne parle pénis, clitoris, vagin, trash food, jurons, excrétions. Vulgaire, grossière, elle confond tabou et intimité. Pensant être rebelle, elle se fait agressive et autoritaire. Tout ce qui, à l’en croire, n’allait pas chez les fils d’Adam, elle le reproduit en pire. Les pâtisseries et crochets en forme de *miaou* dégoulinent sur les profils branchés des influenceuses, les mêmes qui lanceraient à juste titre une campagne pour fermer les comptes masculins ayant cette audace dégoûtante.
La nature parle fort, comme devraient le savoir ces prêtresses de l’écologisme.
Erreur 69
La biologie basique donne à l’homme un rôle de protecteur. La force se contrôle grâce aux valeurs morales. D’où le fantasme du pompier, du médecin ou de l’avocat, toujours en tête de classement des professions masculines les plus glamours. La névrose du féminisme 2.0 attaque le cerveau encombré des rédacs féministes. Le site MadmoiZelle par exemple, relate des histoires de jeunes femmes amoureuses de beaux jeunes hommes fiers d’eux-mêmes, puis se perdent en conjectures : elles y délirent des pages durant sur l’incompatibilité de leurs convictions et de leurs désirs. Mais la nature parle fort, comme devraient le savoir ces prêtresses de l’écologisme.
Vivre ensemble ?
Elles troquent l’altérité, la vraie, la plus profonde et intime qui soit, pour un combat perdu d’avance. Contre les hommes et contre leur propre cœur. Mesdames, misons sur nos atouts. La féminité, bien bossée, vous servira beaucoup mieux. Un minois bien apprêté laissant percer une âme rayonnante viendra à bout de toute masse de muscles. Bonus : vous pourriez même en devenir heureuse





