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Un petit sprint, monsieur Castex

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Publié le

4 février 2022

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En visite à Grenoble, le Premier ministre Jean Castex a été reçu par un comité d’accueil particulièrement hostile. Si la séquence a beaucoup fait réagir, elle témoigne d’un discours à géométrie variable sur la violence, selon qu’elle touche la gauche ou la droite.
Castex

À Grenoble, Jean Castex s’enfuit sous les insultes et les crachats. Sa visite tourne à la débandade. Tout finit dans une débâcle ridicule, exfiltré, crâne luisant, souffle coupé. Chacun dans le camp du pouvoir crie depuis à l’infamie. Ils dénoncent en cœur ces faits qu’ils trouvent inadmissibles. Ils en appellent aux valeurs de la démocratie. Des sanctions implacables sont maintenant exigées contre les coupables. Nous entendons cependant moins ces belles âmes outragées quand il s’agit d’Éric Zemmour, qui subit sans cesse toutes sortes d’agressions visant à lui interdire de faire campagne. Nous les entendons moins quand les nuées gauchistes s’en prennent aux manifestations du Rassemblement national. Nous les entendons moins quand des intellectuels courageux se voient priver, par la violence, de prendre la parole dans des universités car leurs discours déplaisent au fanatisme woke.

Lire aussi : La dynamique électorale de la violence

Pour ce gouvernement, le droit d’expression doit se défendre à géométrie variable. La haine constitue un problème uniquement si elle tombe sur le coin de leurs visages. Dans ce cas, il n’est alors plus question de les écouter déblatérer que « qui sème le vent récolte la tempête », comme ils aiment tant à le répéter d’habitude. Il est consternant que, face à leur indignation sélective, il ne leur soit pas systématiquement ressorti leurs paroles d’hier, celles qu’ils tiennent si facilement quand d’autres qu’eux-mêmes sont victimes de mêmes brutalités.

Ils ont la liberté très sourcilleuse lorsque cela les concerne, et le laxisme klaxonnant quand il s’agit de protéger les citoyens qui, quotidiennement, se font agresser dans un pays où des quartiers entiers se trouvent livrés à la loi des voyous. Pourtant Monsieur Castex, bien caché derrière ses rangées de gardes du corps, n’a fait qu’effleurer à Grenoble le climat de violence dans lequel il abandonne notre société. De quoi doit-t-il se plaindre, lui qui se montre incapable de maintenir l’ordre partout sur notre territoire ? De quoi ose-t-il se protester, lui qui tolère tout de la délinquance du moment qu’il peut continuer à pérorer devant les journalistes ?

Vous vous moquez de notre sécurité. Alors, bon sprint monsieur Castex !

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