Les théoriciens du wokisme, de l’indigénisme et consort savent très bien qu’il est absolument raciste d’organiser des réunions interdites aux blancs en raison de leur couleur de peau. Ils ont totalement conscience que le racisme antiblanc existe. Pour autant, et d’une manière parfaitement paradoxale, ils le légitiment au nom de l’antiracisme.
Contrairement à leurs discours officiels, ils ne croient pas que le racisme antiblanc est impossible. Certes ils déclarent distinguer d’un côté les propos antiblancs, qui ne seraient eux pas du racisme mais juste de la bêtise humaine, et d’un autre côté le racisme, qui serait un système de domination global s’exerçant uniquement au profit des blancs contre les déclarés racisés. Mais cette doctrine ne leur sert qu’à élever un écran de fumée destiné à masquer leurs convictions réelles auprès des gogos et autres bobos qui les soutiennent. Leur véritable intention est d’inférioriser l’homme blanc, en retournant contre lui les méthodes du racisme. Ils espèrent ainsi détruire ce qu’ils considèrent être la cause profonde du mal qui habiterait notre culture occidentale.
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Pour bien comprendre ce raisonnement, il faut revenir aux fondements idéologiques de l’une des tendances les plus radicales du mouvement de lutte des populations afro-américaines aux États-Unis dans les années 60 et 70. S’inspirant notamment des écrits de Frantz Fanon, ces militants, tels Stokely Carmichael, prônaient une interprétation des mécanismes racistes utilisant à la fois le marxisme et la psychanalyse. Pour eux, le racisme est social dans ses manifestations, mais aussi psychologique.
En effet, l’homme de couleur aurait intégré son infériorisation, même inconsciemment. L’éducation et la culture dominante le conditionneraient psychiquement à occuper un statut avilissant de « racisé ». Il deviendrait en quelque sorte raciste envers lui-même. L’homme blanc, pour bénéficier des avantages d’une société raciste dans laquelle il serait le maître, n’aurait dès lors même plus besoin d’opprimer activement les autres par un comportement personnel raciste. Il lui suffirait de laisser jouer à son profit les processus sociaux et psychologiques en place.
Il reflèterait donc le système social d’aliénation en dotant les dominants d’une position idéalisée de puissance colonisant la mentalité même des dominés
La question est alors de savoir comment rompre le cercle de la malédiction raciste ainsi définie. Une réponse retenue par ces courants de pensée consiste à s’attaquer aux modes de formation du surmoi. Selon Freud, le surmoi constitue l’instance mentale par laquelle l’individu intègre dans sa psyché les règles de l’ordre social auxquelles il lui faut se soumettre. Le surmoi serait donc le lieu où, dans l’esprit du dominé, se logerait et se cristalliserait l’image oppressive du dominant. Or le surmoi se forme par référence aux figures incarnant symboliquement le pouvoir. Il reflèterait donc le système social d’aliénation en dotant les dominants d’une position idéalisée de puissance colonisant la mentalité même des dominés.
La libération imposerait de briser systématiquement le prestige du blanc, en avilissant toutes les représentations culturelles censées lui assurer son prestige. Il faut dès lors multiplier à son encontre les humiliations et les dénigrements. Dans cette logique, pour lutter contre le racisme, il devient nécessaire de rabaisser le masculin occidental, en le soumettant à des vexations permanentes. Les pratiques discriminatoires lui interdisant d’accéder à certaines réunions servent à cela. Il faut multiplier à son encontre les stéréotypes culpabilisants, en l’obligeant sans cesse aux postures indignes de la repentance. La haine de l’homme blanc devient le grand mot d’ordre. L’homme blanc doit devenir la victime d’un racisme réparateur, afin d’émanciper le monde de sa tyrannie.
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Le racisme antiblanc se pose alors en une nécessité impérieuse pour libérer l’humanité. Mais, pour le rendre plus acceptable, il s’avère indispensable de le masquer sous un fatras de mensonges. Il est en effet difficile de revendiquer officiellement vouloir combattre le racisme par le racisme. Il faut donc trouver au racisme antiblanc un autre nom. Au XIXème siècle, les théoriciens de la suprématie blanche exposaient leurs diatribes racistes sous couvert de prétendus discours scientifiques basés sur une anthropobiologie frelatée. Les racistes d’alors niaient le caractère délirant de leur propre racisme.
Ils présentaient leurs thèses comme tenant du constat objectif, comme relevant d’une vérité naturelle et non pas comme une idéologie folle. Aujourd’hui, le racisme antiblanc utilise les mêmes méthodes. Il cherche à s’imposer en se dissimulant sous les apparences d’un savoir sérieux, prétendument issu des sciences sociales. Le racisme antiblanc se proclame même antiraciste, au nom de la lutte contre un soi-disant racisme systémique. Le racisme antiblanc agit tel un bourreau exigeant de sa victime qu’elle l’applaudisse. Et cela fonctionne auprès d’un grand nombre !





