Hiver 1974 : Londres est en proie à d’importantes coupures d’électricité suite à une grève des mineurs. Une jeune infirmière passera sa première nuit de service dans l’aile psychiatrique d’un hôpital lugubre hanté par les courants d’airs et par d’autres choses plus inquiétantes, comme le fantôme d’une ancienne patiente bien décidée à venger une mort injuste. Sur cette idée simple, et autour d’une stricte unité de temps et de lieu, la réalisatrice anglaise Corinna Faith brode un exercice de style horrifique très soigné, qui prouve la bonne vitalité du cinéma de genre anglo-saxon.
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Si le scénario n’évite pas certains écueils et certains passages obligés, dont une séquence de possession qui rappellerait presque les frasques d’Adjani chez Zulawski, le film se démarque par une ambiance prenante de bout en bout et un soin particulier lorsqu’il s’agit d’éclairer les ténèbres. Spectres de l’enfance violée, sombres secrets et souterrains désaffectés : on est en terrain connu, mais Corinna Faith connaît sa partition sur le bout des doigts et la livre avec une sincérité qui ne retombe jamais.
The Power (1h33), de Corinna Faith, avec Rose Williams, Emma Rigby et Charlie Carrick, en salles le 16 février





