Les Japonais ne s’y sont pas trompés puisque Mamoru Hosoda a récemment convié les studios de Tomm Moore à travailler sur son dernier long-métrage, le fastueux Belle. Une consécration pour un réalisateur qui a toujours clamé bien haut son indépendance et travaillé à rebours des modes et de l’esthétique consensuelle de l’image de synthèse. Tom Moore, depuis trois longs métrages, creuse son sillage d’artisan du rêve et impose son style : un dessin-animé à l’ancienne qui aligne autant de tableaux sublimes, quasi-impressionnistes, où s’exercent la force du pinceau et de la gouache, empruntant autant à l’esthétique celte qu’aux envolées panthéistes de Miyazaki.
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Le Peuple loup est peut-être légèrement moins bon que ces prédécesseurs, la faute à une histoire trop manichéenne ; mais on aurait tort de bouder son plaisir pour autant : il n’en demeure pas moins un régal visuel et une ode à la nature sauvage, servie par une direction artistique toujours audacieuse, qui parvient à opposer avec éclat un environnement citadin rectiligne et une forêt peuplée d’esprits tout en rondeurs et en lignes de fuite.
Le peuple loup (1h40) de Tomm Moore, avec Honor Kneafsey, Eva Whittaker, Sean Bean, disponible en DVD et VOD





