Fabien Roussel
Partons de la gauche vers la droite. Le communiste Fabien Roussel qui culmine à 5 % dans les sondages, en deuxième position à gauche, a un programme pour le moins ambitieux. En effet, il propose d’abord le passage à la semaine de 32 heures, sans réduction de salaire évidemment. D’ailleurs, le SMIC passera à 1500 euros net par mois, les salaires des fonctionnaires seront augmentés de 30 %. Évidemment, tout cela sera accompagné d’une retraite à 60 ans à taux plein. L’alternance sera revalorisée au SMIC et un revenu de 850 euros par mois sera accordé à tous les étudiants. Mais ce n’est pas tout : le RSA sera ouvert aux moins de 25 ans et les taxes sur le carburant et l’énergie seront abaissées.
Pas mal pour un communiste.
Jean-Luc Mélenchon
Pour « éradiquer la pauvreté », le candidat de la France Insoumise propose une « garantie d’autonomie », faisant en sorte que le revenu mensuel de chaque personne atteigne le seuil de pauvreté, soit 1063 euros. Mettant un plafond aux prix de l’énergie, des carburants et des produits de première nécessité, il désire également un SMIC à 1400 euros net, restaurer la retraite à 60 ans et revaloriser au niveau du nouveau SMIC les pensions, et au seuil de pauvreté le minimum vieillesse.
Si ça n’induisait pas un immense coût, on pourrait qualifier son programme de « Fabien Roussel low-cost».
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Emmanuel Macron
Pas encore de candidature, donc pas encore de programme. On peut imaginer plein de chèques cependant. Des chèques, partout partout.
Valérie Pécresse
La droite molle, libérale. On ne s’attend a priori pas à de grandes mesures sociales. Pourtant, la candidate LR propose une augmentation sur cinq ans de 10 % sur tous les salaires de moins de 2800 euros. Défiscalisation des heures supplémentaires (mesure chère à la droite), passage de la TVA sur l’électricité de 20 à 5 %. Un Revenu Jeune Actif sera également accordé pour tous les jeunes se formant dans les « métiers en tension » et, comme c’est le cas pour Jean-Luc Mélenchon, la retraite pour les anciens travailleurs sera indexée sur le SMIC. Des prêts en tous genres serait aussi généralisés et les allocations familiales redeviendraient universelles et seraient augmentées de 15 %. « La candidate du pouvoir d’achat, c’est moi», comme elle dit.
Marine Le Pen
Le Rassemblement National ne semble pas avoir abandonné son fort programme social : comme d’autres, elle prône la baisse de la TVA de 20 à 5,5 % sur les énergies, une hausse des salaires de 10 % sans en faire peser le poids sur les patrons et une suppression de la redevance TV. Chez Marine Le Pen, on aime aussi les chèques : l’un d’entre eux sera accordé aux apprentis et alternants, toujours sans porter le surcoût sur les employeurs. Les jeunes actifs de moins de 30 ans seront par ailleurs exonérés d’impôt sur le revenu et ne devront pas payer pendant cinq ans l’impôt sur les sociétés. La retraite sera portée à 60 ans pour tous ceux qui auront commencé à travailler avant 20 ans, le minimum vieillesse sera porté à 1000 euros et les « petites retraites » seront augmentées. On n’arrête pas les innovations.
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Éric Zemmour
Si le candidat de Reconquête est souvent critiqué pour son absence de programme social, il s’est lui aussi lancé dans la course de la distribution de l’argent aux Français. Augmentant les salaires de moins de 2000 euros par mois de 105 euros, il souhaite également défiscaliser la prime de participation, l’investissement dans les nouvelles technologies et les heures supplémentaires et faire rembourser 50 % du carburant des travailleurs. La redevance TV sera également supprimée. Une autre mesure attire l’oeil : une bourse de naissance (bravo d’être né) de 10 000 euros sera reversée par naissance en milieu rural.
Mais ce n’est pas tout ! Pour les entreprises, les impôts de production seront baissés de 30 milliards d’euros, l’impôt sur les sociétés sera abaissé à 15 % pour les petites entreprises et des zones franches (avec une faible fiscalité) seront créées.
Allez, un petit chèque ?





