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Inexorable : les liens de sang

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Publié le

6 avril 2022

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Merveilleusement interprété, Inexorable est un thriller tout à fait réussi.
Inexorable

Dans un manoir ardennais au gothique expurgé, un écrivain belge et sa femme éditrice engagent une jeune fille au pair qui semble hantée par un lourd secret. Inexorable constitue une petite surprise puisque Fabrice Du Welz y traite avec un premier degré plutôt réjouissant le sous-genre thriller avec intrus modérément bienveillant. On pourra chipoter sur la faiblesse relative de l’avant-dernier acte, mais là n’est pas le plus important. L’interprétation resserrée – le film a été tourné en bulle COVID – est remarquable.

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Benoît Poelvoorde n’a jamais été aussi humain et inquiet, laissant de l’espace à tous ses partenaires; Mélanie Doutey est plus que convaincante et Alba Gaia Bellugi une incontestable révélation. Ajoutons que le chien et l’enfant ont une place indispensable dans le récit, ce qui est somme toute rare, et que Du Welz va jusqu’à donner à celle-ci, Janaina Halloy, la scène la plus impressionnante du film, une possession musicale, parfaite illustration de « l’affreux nœud de serpents des liens du sang », cher à Paul Eluard.


Inexorable (1h35), de Fabrice du Welz, avec Benoît Poelvoorde, Mélanie Doutey, Alba Gaia Bellugi, en salles le 6 avril

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