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La future élite de la France est pourrie

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Publié le

8 avril 2022

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Un vote fictif pour la présidentielle a récemment eu lieu à l’ESSEC et dans différents Sciences Po. En déconnexion totale avec l’opinion générale, les résultats interrogent sur la composition de la future élite française.
sciencepo

Peu de surprises mais beaucoup d’effarement. C’est la sensation qui nous envahit en lisant les résultats des consultations organisées par les grandes écoles. À Sciences Po Strasbourg, Jean-Luc Mélenchon arrive en tête avec 45,7% des voix. Pour rappel, il n’est crédité qu’à environ 16% dans les sondages. Suivent Emmanuel Macron (15,2%) et Yannick Jadot (11,8%). On est très très loin du trio de tête envisagé par les sondages, d’autant que seulement 0,2% sépare Éric Zemmour (4,9%) de Philippe Poutou (4,7%) ou Marine le Pen (1,7%) d’Anne Hidalgo (1,5%). En tout, la droite qui représente plus de 40% des suffrages n’arrivent qu’à 9,4%. A contrario, l’ensemble des candidats de gauche est estimé à moins de 25% dans l’opinion générale, contre plus de 65% dans ce suffrage ! Des écarts immenses avec la réalité qui peuvent évidemment être expliqués par l’âge, mais qui dévoilent aussi l’esprit profondément ancré à gauche de ces jeunes, très loin des questions d’immigration ou de la survie de la France. Pas grave, ils formeront l’administration et les cabinets du centre large dans le futur.

Lire aussi : QOTMII : rassurer les zemmouristes

À l’ESSEC, les résultats sont aussi affolants, mais très différents. On sait les écoles de commerce plus libérales que les autres, mais jusqu’à quel point ? 49% : c’est le score qu’y ferait Emmanuel Macron dès le premier tour, soit environ le double des intentions de vote actuelles. Suivent Mélenchon à 12% et Zemmour à 10% (enfin un score juste).Mais encore une fois, la droite est réduite à peau de chagrin : 17% dont seulement 1% pour Marine Le Pen ! Même Jean Lassalle la dépasse avec ses 3%. Les étudiants de l’ESSEC, destinés à de hauts postes dans les grandes entreprises en général, n’ont visiblement pas le cœur qui penche à droite.

Mais quelles sont les tendances par rapport à 2017? À Sciences Po Strasbourg, les élèves se sont largement gauchisés : un peu moins de 40% avaient voté en faveur de Macron, pour 27% en faveur de Mélenchon et 18% pour Hamon. La droite était alors à 15%. Le bilan d’Emmanuel Macron n’a donc pas convaincu l’élite progressiste de la France.

C’était parmi sept écoles de commerce que l’autre vote avait été organisé. Encore une fois, le peuple estudiantin s’est gauche : la droite approchait à l’époque les 30%, et la gauche était en dessous des 25%. Emmanuel Macron réalisait cependant le même score de 49%, preuve qu’il s’est montré à la hauteur de leurs attentes durant son mandat en favorisant les riches.

Que l’on ne s’offusque plus en entendant que l’université est gangrenée par la gauche.

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