En 2004, au sein du Centre d’art contemporain de Kiev et sous la houlette du metteur en scène Vladyslav Troitskyi, le quatuor DakhaBrakha innove en recueillant le patrimoine culturel dans les villages pour le combiner à d’autres héritages. Résultat : une coutume vivace se voit transmuée en musique actuelle, relayant les fondamentaux de l’âme ukrainienne. Un violoncelle accordé de façon unique, des accordéons débridés, des percussions agrémentées d’un enchevêtrement d’instruments traditionnels russes, australiens, arabes, indiens et africains sur lequel se déplie l’éventail de vocalises agrestes des Carpates : voici comment les trois ethnomusicologues Nina Garenetska, Olena Tsybulska, Iryna Kovalenko procèdent, et leurs créations sonores ont été récompensées à plusieurs reprises.
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Alertant l’opinion sur le retour de l’ère soviétique depuis plus de dix ans, le quatuor affiche son attachement à l’indépendance de l’Ukraine comme son attrait pour l’Europe depuis le Centre dramatique national de Normandie à Vire qui les accueille depuis mars dernier. « Nous croyons au soutien international et plus que tout en l’armée ukrainienne. Notre souhait est de défendre et de soutenir notre terre. Nous avons annulé les concerts nationaux pour continuer de lever des fonds en nous produisant de par le monde. Nous vaincrons! Gloire à l’Ukraine! ».





