« La vie, c’est ce qui arrive pendant qu’on fait d’autres plans ». Dans l’idéal, Les Passagers de la nuit auraient dû illustrer cette belle phrase de John Lennon, mais il faudra se contenter d’un tombeau douceâtre pour les années 80. À l’issue d’un divorce, une famille avec ados héberge une jeune routarde dans le quartier Beaugrenelle. La chronique des possibles – premier septennat Mitterrand oblige – se referme sur le quant-à-soi des accomplissements mineurs et des rêves envolés.
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Comme du Diane Kurys sous Tranxène, le film atteint des sommets épuisants de fadeur avec des acteurs tous faits de la même porcelaine ébréchée. De bons choix musicaux – Nits, Pale Fountains, Joe Dassin – pallient l’incapacité patente à créer une émotion. Qu’il cite complaisamment Rohmer et Rivette, ou qu’il intercale de vraies-fausses images d’archives, Mikhaël Hers va droit dans le mur, tant son cinéma exempt de désir est perclus du complexe de venir après bien plus grand que soi.
Les passagers de la nuit (1h51),de Mikhaël Hers, avec Charlotte Gainsbourg, Quito Rayon Richter, Noée Abita, en salles le 4 mai





