En France, de plus en plus d’églises sont profanées. Les actes violents contre les lieux de culte catholiques dépassent, et de très loin, ceux subis par les autres communautés religieuses présentes dans notre pays. En Orient, les chrétiens sont massivement persécutés. Au Nigéria, ils se font massacrer. Mais cela ne semble pas constituer un sujet. Un silence de plomb règne sur ces crimes. Nulle part on ne manifeste. Personne ne pétitionne dans la presse. La défense de la liberté de croyance des uns ne semble visiblement pas valoir autant que celle des autres.
Beaucoup préfèrent s’insurger, chez nous, contre les lois antiburqa où les règlements de piscine interdisant le port du burkini, plutôt que de réclamer justice pour les chrétiens opprimés et assassinés. De la même manière, qu’importe à notre intelligentsia woke s’il se pratique aujourd’hui la réduction en esclavage des Africains chrétiens par les tribus libyennes. Ce qui compte pour nos « beaux esprits », c’est de réclamer à grands cris la mise à bas des statuts et des noms de rues censés remémorer des personnes soupçonnées d’avoir pratiqué, il y a plusieurs siècles, le colonialisme. Ainsi, madame Rama Yade a visiblement la protestation moins facile contre les rois africains ayant vendu leur propre peuple aux trafiquants d’esclaves, que contre les dorures du salon Colbert où elle siégeait pourtant, sans honte ni vergogne, lorsqu’elle était secrétaire d’État.
Le silence coupable du clergé
Mais le plus remarquable dans tout cela est le silence compassé du clergé catholique lui-même. Ils restent tous muets, tels de parfaits dhimmis, résignés à leur sort, allant même s’adonner aux courbettes devant leurs persécuteurs. Certains y verront là l’expression de la charité chrétienne, pardonnant tout à ses pires ennemis. Qui peut cependant être dupe d’un tel discours ? Les prêtres de l’église de Rome, rongés de culpabilité, ne se taisent pas par grandeur d’âme, mais par passivité. Ils abdiquent et fuient dans la lâcheté par peur de déplaire non pas à Dieu, mais aux nouveaux maîtres des dogmes « progressistes » qui menacent, à la moindre incartade, de les exclure du cercle béni de la bien-pensance.
Le Dieu fondateur de l’Ancien Testament savait tenir un glaive. Il connaissait la colère et ne craignait pas la fureur. Le catholicisme de Vatican II se traîne en pantoufles, nous servant ses pensées sirupeuses qui font même rire le diable. Avec de tels prélats pour conduire les brebis, ne vous étonnez pas si plus personne ne veut de votre messe.





