C. est une ingénieure du son passionnée par son métier. Elle découvre peu à peu que son ouïe se désynchronise, c’est-à-dire qu’elle entend les sons après qu’ils se sont produits. Ce handicap l’empêche de travailler et la coupe progressivement du monde. La narration de ce long-métrage entre drame et film fantastique comporte quelques imperfections.
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Les relations entre les personnages peuvent sembler manquer de profondeur, le dernier acte flotte entre plusieurs pistes, et on peut reprocher à l’écriture une trop grande passivité de C. face à l’épreuve qu’elle traverse. À vrai dire, ces défauts pourtant visibles n’affecte d’aucune manière qui soit le plaisir. Tout est racheté par la sensibilité à fleur de peau dans le traitement de l’isolement progressif, de la solitude qui s’abat sur C., ainsi que dans l’intimité à la fois douloureuse et jouissive avec laquelle Giménez rend son rapport au son. Quant à Marta Neto dans le rôle principal, elle dévore l’écran de son mystère taciturne. Un film d’une intensité peu commune.
En décalage (1h40), de Juanjo Giménez, avec Marta Nieto, Miki Esparbé, en salles le 3 août





