Voilà 20 ans que le cinéaste Philippe Faucon évolue en marge du cinéma français, élaborant une œuvre qu’on trouvera tour à tour académique ou naturaliste. Avec Les Harkis, il creuse le sillage d’un genre quasi-pédagogique, doté d’une « ligne claire » qui confine parfois à l’autisme mais installe tout de même une ambiance singulière et prenante.
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Cette ambiance, c’est celle d’un huis clos à ciel ouvert qui prend place sur une plaine désertique où évolue une Harka, c’est-à-dire un bataillon de Harkis forcé à l’errance depuis la fin de la guerre d’Algérie – et l’abandon de la France. Si le film est ouvertement didactique, parfois empesé, il n’est pas sans évoquer en même temps un certain cinéma primitif et presque viscéral, qui s’attache aux visages, aux regards, et laisse la parole en suspens. Une manière élégante d’entrer dans les zones d’ombre de l’histoire de France.
Les Harkis (1h22) de Philippe Faucon, avec Théo Cholbi, Mohamed El Amine Mouffok, Pierre Lottin, en salles le 12 octobre





