Le Français Jérémie Guez, connu principalement pour son activité de scénariste, signe ici un petit polar nerveux porté par une esthétique léchée qui rend notamment hommage au cinéma hong-kongais. Nuits électriques, néons et trottoirs lustrés par la pluie, le Bruxelles filmé par Guez et son chef-opérateur Grimm Vandekerckhove a parfois les allures du Hong-Kong de la grande époque, celui qu’immortalisèrent Johnny To et consorts.
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En s’intéressant au milieu encore assez peu traité de la pègre albanaise, Kanun est aussi une plongée dans l’univers babélien d’une criminalité sans frontières, où l’on échange autant en turc qu’en albanais, en flamand ou en français. On pourra toujours lever un sourcil face à quelques facilités scénaristiques et à un romantisme outrancier, mais le métrage fait mouche grâce à une certaine candeur et à l’implication de ses excellents seconds rôles – dont la plupart ont été précisément puisés dans le « milieu ». Charmant.
Kanun (1h34), de Jérémie Guez, avec Waël Sersoub, Tugba Sunguro?lu, Arben Bajraktaraj, en salles le 7 décembre





