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[Cinéma] Un petit frère : jamais sans mon frangin

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Publié le

1 février 2023

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Relativement pauvre en racisme systémique, Un petit frère chronique avec des trous la vie d’une famille africaine en France. Plutôt beau vers la fin.
cine

Après sa catastrophique Une jeune Femme (pourtant Caméra d’or au Festival de Cannes 2017), soit du mauvais Cassavettes revu par des néoféministes constipées, on n’aurait pas misé un kopeck sur Léonor Serraille. Elle remonte pourtant la pente avec Un petit frère qui suit sur une vingtaine d’années une famille sénégalaise expatriée en France. Cette chronique décente joue un peu trop d’ellipses qui rejettent hors-champ tout ce qui pourrait asseoir clairement les personnages, rendus plus fuyants qu’intrigants.

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Il est dommage que parmi les rares scènes développées, les deux plus signifiantes – drague lourde, contrôle au faciès – soient aussi les plus mauvaises. Heureusement, le film possède un atout de poids: Annabelle Lengronne, qui compose une mère célibataire à la fois fantasque et indomptée. Traitée enfin en longueur, la dernière scène de retrouvailles avec son cadet (Stéphane Bak, très bon) fait lentement affleurer une émotion rare, celle d’avoir été injustement préféré.


UN PETIT FRÈRE (1 h 56), de LÉONOR SERRAILLE, avec Annabelle Lengronne, Stéphane Bak, Kenzo Sambin, en salles le 1er février

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