À première vue, on tient là un cas d’école en matière de pensum féministo-gogol pour ménagères : Houria, femme de ménage à Alger, rêve de devenir danseuse-étoile… mais elle voit son destin brisé après qu’un voyou l’eut fait chuter dans un escalier, la rendant muette (???) et passablement estropiée. La danse et l’amitié féminine suffiront-elles pour lui permettre de se reconstruire ? (spoiler : la réponse est oui).
Lire aussi : [Cinéma] Mon Crime : poussière des cintres
Malgré cet argument pachydermique, la réalisatrice Mounia Meddour parvient à faire passer la pilule et rend une copie tout à fait honorable. En cause, une direction artistique racée et une mise en scène énergique, proche des corps, qui dresse le portrait d’un pays en état d’urgence, gangréné par la violence et par le désespoir. Quant à la sublime Lynia Khoudri, découverte dans le précédent film de la réalisatrice, elle embrase littéralement la pellicule.
HOURIA (1h38), de MOUNIA MEDDOUR, avec Lyna Khoudri, Rachida Brakni, Nadia Kaci, Amira Hilda Douaouda, en salles le 15 mars





