Depuis quelques années, le jeune cinéma français s’est entiché du $lm de genre et, de La Dernière vie de Simon (de Léo Karmann, 2020) à La Ruche (de Just Philippot, 2020), plusieurs réalisateurs osent le fantastique pour leurs premiers films, le plus souvent dans le cadre d’un récit familial. Nos Cérémonies n’échappe pas à cette nouvelle donne. Le lien fraternel, à la fois vital et mortifère, y est exploré dans un contexte surnaturel, avec une franchise étonnante.
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Le resserrement de l’intrigue sur les deux frères, qu’on suit enfants puis jeunes hommes, confère une certaine force au sujet, tout comme le choix d’interprètes d’origine asiatique. Malheureusement un ver ronge le récit, et gâche la seconde partie où les personnages adultes expriment enfin leurs ressentis. La nullité absolue de dialogues naturalistes fait chuter des hauteurs du mythe au vilain Trop de bonheur (Cédric Kahn, 1994), sorte de Les Anges de la téléréalité avant l’heure. La jalousie et l’hybris se mettent à sonner faux et détournent d’une résolution un peu trop préparée.
NOS CÉRÉMONIES (1h44), de SIMON RIETH, avec Simon Baur, Raymond Baur, Maïra Villena, en salles le 26 avril





