Un juge d’instruction inflexible débarque dans une ville d’Anatolie pour y remettre de l’ordre. Sur fond de crise de l’eau, il se retrouve mêlé à une sordide affaire de mœurs. Énième film sur la corruption en pays musulman, Burning days déporte intelligemment le sujet en faisant de l’enquêteur le point nodal de l’intrigue, celui par qui le scandale arrive. L’ambiance poisseuse et exténuée rappelle Wake in fright (Ted Kotcheff, 1971), tout comme l’amnésie post-cuite dont est atteint le héros (Selahattin Pasali, parfait).
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Si Emin Alper allonge un peu trop une scène de repas programmatique, la seconde partie qui en découle est passionnante de bout en bout, notamment par l’introduction d’un journaliste d’opposition, antagoniste à l’ambiguïté bien dosée. Le thriller politique s’y teinte d’une sous-intrigue sexuelle digne de Marco Berger que plusieurs tours d’écrou font tourner au cauchemar, jusqu’à un final paroxystique et suspendu de grande classe. Burning days rivalise aisément avec La Conspiration du Caire.
BURNING DAYS (2h08), de EMIN ALPER, avec Selahattin Pa?al?, Ekin Koç, Erol Babao?lu, en salles le 26 avril





