Lizzy, sculptrice vierge et sans âge, prépare sa nouvelle ex- position entre soucis de plomberie et pigeon recueilli. Sera-t-elle prête à temps ? Aucun cliffanger dans Showing up, ni de passion destructrice à la Camille Claudel, mais l’art prétendument au quotidien avec les petits embarras de la vie. Comme dans son précédent film (First cow) Kelly Reichardt adjoint au personnage principal un double asiatique plus doué pour se vendre, ici la voisine-propriétaire, artiste reconnue. Se refusant à toute dramatisation excessive, le film cultive l’indolence et la ténuité comme deux vertus cardinales.
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On sent cependant, mezzo voce, les marqueurs d’époque qui gâtent la sauce: mâles blancs déconsidérés vs féminin actif et créateur. La mise en avant tardive de la famille névrotique aboutit à un final cathartique à la fois très cinéma indépendant post Céline Sciamma.) La plus grosse surprise du film est André 3000, du groupe Outkast, en cuiseur de céramiques.
SHOWING UP (1h48), de KELLY REICHARDT, avec Michelle Williams, Hong Chau, Maryann Plunkett, en salles le 3 mai.





