Skip to content

[Cinéma] Showing up : portrait de la vieille fille en fumée

Par

Publié le

3 mai 2023

Partage

Avec Showing up, Kelly Reichardt fait de la vie d’artiste une bohème popote et dépressive. Bof.
Showing up

Lizzy, sculptrice vierge et sans âge, prépare sa nouvelle ex- position entre soucis de plomberie et pigeon recueilli. Sera-t-elle prête à temps ? Aucun cliffanger dans Showing up, ni de passion destructrice à la Camille Claudel, mais l’art prétendument au quotidien avec les petits embarras de la vie. Comme dans son précédent film (First cow) Kelly Reichardt adjoint au personnage principal un double asiatique plus doué pour se vendre, ici la voisine-propriétaire, artiste reconnue. Se refusant à toute dramatisation excessive, le film cultive l’indolence et la ténuité comme deux vertus cardinales.

Lire aussi : [Cinéma] Disco Boy : de la brousse à la piste

On sent cependant, mezzo voce, les marqueurs d’époque qui gâtent la sauce: mâles blancs déconsidérés vs féminin actif et créateur. La mise en avant tardive de la famille névrotique aboutit à un final cathartique à la fois très cinéma indépendant post Céline Sciamma.) La plus grosse surprise du film est André 3000, du groupe Outkast, en cuiseur de céramiques.


SHOWING UP (1h48), de KELLY REICHARDT, avec Michelle Williams, Hong Chau, Maryann Plunkett, en salles le 3 mai.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest