L’empouvoirement de Claire Denis est tel qu’elle a glané en 2022 deux prix parmi les plus prestigieux : l’Ours d’argent à Berlin et le Grand Prix à Cannes, grâce à son pire film (Avec amour et acharnement) et l’un de ses plus mauvais (Stars at noon). Celui-ci, sis dans le Nicaragua en plein COVID (mais tourné au Panama – pas folle la guêpe), est un mélange des Orgueilleux de Yves Allégret, avec Michèle Morgan et Gérard Philipe, et d’un porno-soft de M6. Les amours d’une journaliste semi-pute et d’un vague espion y durent des plombes.
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Ils s’ennuient, veulent quitter le pays, nous la salle. Si Margaret Qualley promène son petit charme d’Adjani revêche, Joe Alwyn a l’œil d’un épagneul rincé par la mousson. On sauvera le début, assez drôle, où la femme prend l’ascendant sur un sous-lieutenant dévarié. Le reste est poussière, mollement bercée par les scies des Tindersticks. Comme dans tous les scripts cosignés par Léa Mysius, l’héroïne s’écrie : « J’ai mes règles. » T’inquiète, ça va passer…
STARS AT NOON (2h17), de CLAIRE DENIS, avec Margaret Qualley, Joe Alwyn, Benny Safdi, en salles le 14 juin





