L’excellent Martin Aurell, flamboyant médiéviste ayant écrit quelques ouvrages fondamentaux sur la littérature arthurienne, se fend, avec ce brûlot érudit, d’une défense et illustration du Moyen Âge aussi stimulante que lumineuse. Exaspéré, comme tous ceux qui connaissent ce millénaire, par la mauvaise réputation que lui ont taillée les prétendues Lumières et que relaient sans cesse des médias paresseux et incultes, Aurell revient point par point sur les préjugés les plus communs qui sont véhiculés sur son compte : misogyne, xénophobe, inculte, barbare, sombre ou sanguinaire, et fait de chacune de ces répliques le prétexte d’une mise au point et en perspective implacables.
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Non seulement le Moyen Âge en sort blanchi, mais encore, sans recourir à aucune facilité idéaliste, il en émerge restauré dans sa puissante fécondité intellectuelle, spirituelle et artistique. La forme à la fois polémique, subtile et pédagogique de ce petit livre en fait en outre une brillante introduction pour les néophytes. À prescrire.

JC Lattès, 213 p., 21,50 €





