Dans un TGV espagnol, une éditrice fait la connaissance d’un psychiatre bavard qui la captive par ses récits de monomanie. Sur cette entame bunuelienne, Aritz Moreno va procéder comme le Quichotte et multiplier les histoires se ramifiant jusqu’à plus soif dans le bizarre et le scabreux. Les Avantages de voyager en train feuillette la fiction et les identités comme du Raoul Ruiz, mais sans son charme d’illusionniste. Le baroque hésite ici entre Jeunet vicelard et Gondry adulte. Pourtant, dans une seconde partie où la voyageuse se charge de la narration, une histoire bien menée tranche avec le reste.
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Ce double cas pathologique, qui n’aurait pas déplu à Marco Ferreri, fonctionne enfin à l’économie en se reposant sur les acteurs. Les remarquables Quim Guttiérez et Pilar Castro jouent en effet leur partition dans une progression des sentiments qui ne se départit jamais d’un certain mystère. La mise en scène, moins « m’as-tu-vu », se met à leur service. On regrette que tout n’ait pas été à ce diapason.
LES AVANTAGES DE VOYAGER EN TRAIN (1 h 43), d’ARITZ MORENO, avec Luis Tosar, Pilar Castro, Ernesto Alterio, en salles le 19 juillet.





