CHEFS D’ACCUSATION : Vendue comme le renouveau de la musique française, se contente de remixer toutes les tares récentes du son international pour ados dans une version lyophilisée. • Se réclame de l’électro-clash de Sexy Sushi, mais sans sueur, ni provocation, ni présence, ni rien. On ne voit pas non plus ce qu’il y a de rock dans sa synthwave misérabiliste, ni de Nougaro, d’ailleurs. • Noie dans le vocoder ses marmonnements avec accent racaille, la ligne de voix se confondant la plupart du temps avec un gargouillis d’évier futuriste. • Enchaîne des phrases sans rime ni syntaxe ni rapport, vaguement émaillées de mots sombres pour poser à la poétesse maudite, mais dire n’importe quoi avec un air dégoûté est à la portée de n’importe quel enfant bourré refusant de passer à table.
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CIRCONSTANCE ATTÉNUANTE : Appartient à une génération narcissique, fragile et non-alphabétisée pour laquelle le confinement national a fait office d’épreuve, renforçant au passage sa zombification plaintive.





