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[Cinéma] Fremont : portrait sensible

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Publié le

11 décembre 2023

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« Ellipses, changements de ton, moments de flottement : Babak Jalali parvient à capter une sorte de temps immobile, un écrin parfait pour son actrice principale, Anatia Wali Zada, véritable révélation dont la présence indéchiffrable et rêveuse hante chaque plan du film. » Notre critique.
© DR

Donya est une jeune réfugiée afghane, ancienne traductrice pour l’armée américaine, qui travaille dans une usine fami- liale de fortune cookies à Frémont, petite ville léthargique adossée à San Francisco. Avec un tel argument, on aurait pu s’attendre à un énième pensum victimaire sur le vivre- ensemble… c’est sans compter le talent du réalisateur iranien Babak Jalali : plus peintre que moraliste, il s’inscrit dans la grande tradition formelle de ses concitoyens, déployant un art du cadrage méticuleux, le tout dans un noir et blanc sublime qui fait de Frémont un véritable tableau en mouvement – et dont chaque scène opère comme une miniature, proche du haiku.

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Ellipses, changements de ton, moments de flottement : Babak Jalali parvient à capter une sorte de temps immobile, un écrin parfait pour son actrice principale, Anatia Wali Zada, véritable révélation dont la présence indéchiffrable et rêveuse hante chaque plan du film.

FREMONT (1h31), de BABAK JALALI, avec Anaita Wali Zada, Jeremy Allen White, Gregg Turkington, en salles le 3 décembre.

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