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[Cinéma] Stella, une vie allemande : moi, Stella G., juive et collabo

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Publié le

17 janvier 2024

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« L’actrice Paula Beer embrasse ce rôle ingrat avec énergie, mais pour les amateurs de vrai cinéma, on se repassera plutôt l’essentiel Black Book de Paul Verhoeven. » Notre critique.
© DR

C’est un sujet méconnu et plutôt casse-gueule : la collaboration de juifs allemands au régime nazi. En 1942, Stella Goldschlag a participé activement à la déportation d’une centaine de juifs en les racolant dans la rue avec le soutien de gestapistes en civil. Après onze ans sous les barreaux en URSS et un procès tardif, elle sera laissée en liberté jusqu’à son suicide en 1994, à 72 ans. Une histoire éprouvante à laquelle le réalisateur Kilian Riedhof a le mérite de se colleter.

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Si le film ne vaut rien d’un point de vue artistique (une reconstitution appliquée et dénuée de toute mise en scène), il a le mérite de ne pas donner de leçons, en déroulant toutes les ambiguïtés de ce destin ô combien tragique – tout en démontrant si besoin était avec quel cynisme la machine idéologique nazie a broyé toute morale et tout humanisme. L’actrice Paula Beer embrasse ce rôle ingrat avec énergie, mais pour les amateurs de vrai cinéma, on se repassera plutôt l’essentiel Black Book de Paul Verhoeven.

STELLA, UNE VIE ALLEMANDE (2h01), de KILIAN RIEDHOF, avec Paula Beer, Jannis Niewöhner, Katja Riemann, en salles le 17 janvier.

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