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[Cinéma] Les chambres rouges : pulsions de mort

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Publié le

22 janvier 2024

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«Toute l’intelligence du film consiste à maintenir le suspense jusqu’à la fin quant aux intentions réelles de son héroïne. » Notre critique.
© DR

Pendant longtemps les chambres rouges, ces snuffs movies contrôlés à distance à coups de bitcoins par des internautes pervers ont relevé de la légende urbaine. Malheureusement, elles sont désormais une réalité avérée par plusieurs faits divers insoutenables. Le réalisateur québécois Pascal Plante s’en empare avec une certaine audace, à travers le portrait glaçant d’une jeune femme de son temps, Kelly-Anne ( Juliette Gariepy, impénétrable et parfaite).

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À la fois mannequin et joueuse de poker en ligne, cette beauté solitaire et ultra-connectée voue une secrète admiration à un serial killer jugé pour avoir massacré plusieurs fillettes dans une red room. Toute l’intelligence du film consiste à maintenir le suspense jusqu’à la fin quant aux intentions réelles de son héroïne. Mais aussi à dépeindre une capitale québécoise inhumaine, résumée à ses écrans et à ses surfaces, tout en naviguant avec souplesse entre les genres : film de procès, drame intime et satire sociale implacable.

LES CHAMBRES ROUGES (1h58), de PASCAL PLANTE, avec Juliette Gariepy, Laurie Fortin- Babin, Elisabeth Locas, en salles le 17 janvier.

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