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Partout, les saints : les enfants de Fatima

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Publié le

2 février 2024

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« La mère de Dieu apparaît à des enfants analphabètes pour leur révèler des choses importantes, preuve qu’on n’est pas une religion d’intellos »
© DR

Trois petits enfants du Portugal, Lucie, Jacinthe et François, menaient les troupeaux aux champs, non loin de Fatima, un petit village du centre du Portugal. Un ange leur apparut à plusieurs reprises, en 1915 et en 1916. Leur entourage se moqua d’eux, mais ils rapportèrent de ces visions, prétendument fantaisistes, une belle et simple prière, qu’ils n’auraient pas pu composer eux-mêmes.

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Le 13 mai 1917, une « dame toute vêtue de blanc » apparaît aux trois bergers. Ils ne savent pas qui elle est. Ils savent seulement qu’elle est belle et lumineuse, qu’elle parle à Lucie, que Jacinthe les entend et que François ne fait que les voir. La Sainte Vierge, car c’est bien elle, demande aux enfants de prier le chapelet tous les jours. Peu à peu, malgré la suspicion du clergé et l’hostilité du monde politique (qui ira jusqu’à faire enfermer les petits voyants), les choses se précisent. La foule, de plus en plus nombreuse, assiste à des phénomènes météorologiques inexpliqués, et ne voit cependant, dans le petit chêne vert où la Vierge apparaît, qu’un petit nuage blanc, très délicat. Cinq apparitions ont lieu en tout, et la « belle dame » promet un miracle pour le 13 octobre.

Au jour dit, cinquante mille personnes sont présentes. L’arbre a été dépouillé par les fidèles qui voulaient des reliques. Une pluie torrentielle tombe sur la campagne. Elle cesse lorsque la Sainte Vierge apparaît à Lucie. Les fidèles (et les curieux), eux, voient le soleil changer de couleur, puis tournoyer et se rapprocher de la Terre. Le reste sera de l’histoire.

Le pouvoir a peur, certains journalistes anticléricaux publient des articles ironiques, et la chapelle (construite sur demande de la Vierge) est profanée par les gauchistes, bref, business as usual. Rien n’a tellement changé depuis. En revanche, quelques années plus tard, le professeur Salazar prend le pouvoir au Portugal, peut-être porté par un sursaut de la foi catholique dans un pays menacé par l’incrédulité.

On le sait, la Vierge Marie a révélé trois secrets aux enfants de Fatima. Le premier est une vision atroce de l’Enfer (qui existe, car, rappelons-le à l’intention des spectateurs de Michel Polnareff, on n’ira pas tous au Paradis) et expose les moyens de sauver son âme et celle de beaucoup de pécheurs. Le deuxième demande la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, afin qu’elle se convertisse : le pape François l’a fait. Le troisième secret, révélé bien plus tard, évoque le massacre du Pape et de plusieurs évêques, dans un décor de chaos et de destruction. Il a souvent été dit que c’était la préfiguration de l’attentat qui avait visé Jean-Paul II en 1981. Certaines théories évoquent la prédiction une « grande apostasie » au sein de l’Eglise, en tant que « bonus track » du troisième secret, non révélé intégralement aux fidèles. Ça me surprendrait. Il n’y a qu’à voir en Allemagne…

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Comme d’habitude (à La Salette par exemple), la Mère de Dieu apparaît à des enfants analphabètes pour leur révéler des choses importantes, preuve que décidément, on n’est pas une religion d’intellos. Simplicité, bonté, persévérance et tristesse pour les impénitents. On peut trouver ça idiot, mais on peut aussi se dire que les cloaques de l’Enfer sont pleins de gens qui se trouvaient brillants. Et si le salut est vraiment à portée de chapelet, ça ne peut pas faire de mal.

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