À la fin de la guerre de 14-18, une jeune femme qui cache sa pilosité expansive fait un mariage d’intérêt avec un cafetier perclus de dettes. Évidemment, la découverte de son secret n’aide pas à son intégration au village mais, un peu d’astuce et d’espièglerie, et Rosalie va rebondir comme une boule de poils. Le deuxième film de Stéphanie Di Giusto, titré d’après son héroïne, veut être beaucoup de choses : film d’époque, histoire d’amour, fable sur la différence, et gros mélo qui tache. Au final, il n’est pas grand-chose, besogneux et expéditif, mangeant à tous les râteliers, son féminisme victimaire en bandoulière.
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S’inspirant librement de la vie de Clémentine Delait, femme à barbe vedette des Années folles, la réalisatrice détourne le sens de sa vie pour peindre à gros traits la méchanceté du peuple, la perversion des riches et verser sa larmichette sur les discriminations. On se pince devant le final sous-marin inspiré par La Nuit du chasseur, un haut moment de grotesque.
ROSALIE (1h55), de STÉPHANIE DI GIUSTO, avec Nadia Tereszkiewicz, Benoît Magimel, Benjamin Biolay, en salles le 10 avril.





