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 [Cinéma] Comme un lundi : fable ratée

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Publié le

15 mai 2024

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Dans Comme un lundi, le réalisateur Ryo Takebayashi passe complètement à côté de son sujet à force de mauvais choix.
© Comme un lundi
© Comme un lundi

Sur le papier, un projet plutôt alléchant : importer le bon vieil argument fantastique du « jour sans fin » dans l’univers du salariat japonais. Quasi carcérale et ritualisée comme elle est, il y avait fort à parier que la vie de bureau des salarymen nippons épouse avec force l’argument métaphysique de la boucle temporelle. Las, le réalisateur passe complètement à côté de son sujet à force de mauvais choix : d’abord, le « jour sans fin » devient une « semaine sans fin » – plus dur à faire passer niveau vraisemblance : pourquoi les personnages retourneraient-ils au bureau tous les jours au bout de la 70e semaine répétée ?

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La faute aussi à une mise en scène et à un ton qui n’arrivent pas à choisir entre la gaudriole gentillette et la fable satirique. Pour finir, ce qui aurait pu servir de prétexte à une brûlante dénonciation du management à la japonaise se finit bien candidement sur une ode à la collaboration et au dépassement des rêves, qu’on croirait échappée d’un colloque d’entreprise. Un comble.


Comme un lundi (1h23), de RYO TAKEBAYASHI, avec Wan Marui, Makita Sports, Yûgo Mikawa, en salles le 8 mai.

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