Un jeune indigène intègre une prestigieuse école de cadets à Mexico pour pourvoir aux besoins de sa famille. Évidemment, il tombe sur une bande de sadiques avec qui il va faire ami-ami. Vieux comme Hérode, le genre kubricko-hanekien n’a souvent pour lui que le systématisme de quelques idées réchauffées : gigantisme décoratif, direction d’acteurs atonale, symétrie des plans fixes. Aucune ne manque à l’appel dans Heroico où David Zonana fige sa mise en scène pour dénoncer la violence systémique de l’armée mexicaine.
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Les officiers malfaisants ne sont pas incarnés mais posés, tout comme le héros attiré par le côté obscur. Des ellipses censées cultiver l’ambiguïté fragmentent la narration pour interroger sur le degré de contagion du mal. Celui-ci progresse à mesure de l’ennui, et un dernier plan, d’une stupidité insigne, renvoie au spectateur son pseudo-voyeurisme par le biais d’une mise en joue. Même l’affreux Nouveau Monde de Michel Franco, qui produit Zonana, semble moins consternant.
HEROICO (1 h 28), de David Zonana, avec Santiago Sandoval Carbajal, Monica Del Carmen, Fernando Cuautle, en salles le 22 mai.





