
Une centaine de kilomètres réalisés en trois jours à un rythme très soutenu. Le pèlerinage est organisé par l’association Notre-Dame de Chrétienté qui défend la pérennité de la messe traditionnelle. Cette marche de la foi débuta en 1983 avec 3000 pèlerins. Quarante ans plus tard, ils sont plus de 20000. Faire marcher une telle colonne nécessite une organisation quasi-militaire. Chaque pèlerin appartient à un chapitre (groupe) d’une trentaine de personnes. On prie, on chante, on marche qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve comme vache qui pisse. Assister à une telle manifestation élève les cœurs. Tant qu’il y aura des âmes pour endurer l’effort et accepter de souffrir, la France restera un grand pays !



Manuel Aizpuru est le chef du chapitre « Sainte Louise de Marillac ». Chaque année depuis vingt ans, il guide des pèlerins revenus à la foi, divorcés ou découvrant pour la première fois le pèlerinage. Muni de son mégaphone, il anime la marche par des chants et des prières. Sur les boulevards parisiens, il présente chaque membre du chapitre. Pour les pèlerins, il ne s’agit pas uniquement de déambuler dans un univers bucolique. Les photos qui ont rendu populaire le pèlerinage sont parfois trompeuses. Avant toute chose, il faut quitter la ville, traverser les zones industrielles. Parfois, on chemine dans la banlieue modeste et populaire, celle de Céline et de Simenon. Afin que la colonne des pèlerins puisse cheminer en sécurité, des centaines de bénévoles assurent la logistique.


La colonne des pèlerins suscite sur son chemin la sympathie. Passants comme automobilistes manifestent souvent leurs soutiens. Soutiens à une France bien élevée, une France qui ne se plaint pas et ne casse rien. Ici sur l’image, la traversée d’un pont au-dessus de l’autoroute provoque un début d’embouteillage. Tout le long de la marche, le clergé est présent. Les pèlerins se confessent aux prêtres, pasteurs de l’Église mais munis de chaussures de randonnée.







