Voilà déjà quarante ans que le canadien Guy Maddin hante les marges de la cinéphilie, seul maître à bord d’une œuvre ultra-référentielle, hantée par le cinéma expressionniste, mais qui n’aura jamais vraiment su s’affranchir de ses totems – et reste jusqu’au bout une sorte de cinéma d’étudiant en cinéma, à la fois mal fagoté, potache et terriblement cérémonieux.
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Ce dernier projet avait pourtant de quoi convaincre avec son thème très pirandellien – une réunion du G7 qui se finit en théâtre d’ombres – et un casting plutôt prestigieux (un prestige qui s’appelle surtout Cate Blanchett). Las, Maddin retombe très vite dans ses travers, tirant à la ligne une intrigue qui se voudrait poétique mais qui n’est que décousue, et surtout livrant sur le politique un discours d’une rare vacuité : en gros, les puissants sont tous fous et rongés par leur solitude. Merci, Guy.
RUMOURS (1 h 43), de Guy Maddin, avec Cate Blanchett, Denis Ménochet, Alicia Vikander, en salles le 7 mai.





