Tous ceux qui expérimentent chaque année le Carême le savent : comme l’ascension d’un Golgotha intime, le chemin vers la foi consiste à trébucher et à se relever constamment. Compostelle, réalisé par Yann Samuel, qui change de radicalement de genre après le picaresque et très réussi La Guerre des Lulus, comporte sur le papier tous les passages obligés du « film de rédemption », avec des personnages qui sonnent un peu trop écrits dans les premières minutes du métrage.
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Pourtant, le duo formé par une éducatrice et un adolescent en rupture (Alexandra Lamy et Julien Le Berre) finit par faire mouche à mesure que s’installe entre eux une complicité douloureuse qui finira par éclore au contact des signes de Sa Présence, de plus en plus tangibles à mesure que le pèlerinage avance. Jamais prosélyte, toujours humble dans sa façon de montrer les trémulations invisibles de la foi, Compostelle est aussi et aussi surtout un beau portrait de femme.
Compostelle, (1H55), de Yann Samuell Avec ALenxadra Lamy, JuLien Le Berre, Mélanie Doutey, sortie le 1er avril





