[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1547464301727{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]« Hier soir, un Strasbourgeois né à Strasbourg, un Alsacien né en Alsace, un Français né en France, et n’ayant grandi nulle part ailleurs qu’à Strasbourg en Alsace et en France, a décidé, pour des raisons que l’enquête déterminera, de semer la terreur sur le marché de Noël de Strasbourg », déclarait en larmes, dans l’hémicycle, le député LREM Bruno Studer, le 12 décembre dernier.
À l’heure où la France, une fois de plus, compte ses morts, il était sans doute important de venir nous asséner une petite leçon de morale supplémentaire afin que nos bas instincts ne reprennent pas le dessus. Pas d’amalgame ! Peu importe que, depuis des années, la litanie des terroristes emprunte des consonances qui ne chantent ni la langue d’oil, ni la langue d’oc.
Peu importe que le sentiment d’insécurité culturelle qui prédomine partout dans la population sache faire le lien de cause à effet avec l’immigration, qu’elle soit actuelle ou générationnelle. Peu importe que les forces de sécurité, autant que les responsables pénitentiaires, osent désormais établir une équation. Ne voyons pas ce qu’il faudrait voir.
L'islam, combien de divisions ? C'est dans #lincorrect du mois ??https://t.co/nhZwkoPbZZ pic.twitter.com/6RbP2rV4tU
— L'Incorrect (@MagLincorrect) January 7, 2019
Il est français, nous disent-ils, comme s’il fallait le dire pour mieux s’en assurer. Et nous entendons : ce coq né dans une écurie est un cheval. Car l’appartenance à la France, ce n’est pas d’y être né pour se réclamer. Les enfants nés en plein ciel ne sont ni des mouettes, ni des Boeing. Les gens dont nous parlons n’ont rien de français. Leurs noms, leur histoire, leurs mœurs sont étrangères à notre nation. Ils sont même les premiers à refuser cette qualité et à vouloir décimer ceux qui la vivent.
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Et il faudrait leur accoler cette nationalité post mortem quand autrefois des gens mouraient pour la France pour pouvoir s’en réclamer ? Ils n’en veulent pas, et nous non plus. Ça tombe bien, non ? Et puis il faudrait savoir. Tantôt ils sont une chance pour la France. Et là on se gargarise d’opérer une distinction en saluant les prouesses et les prodiges. Tantôt ils sont alsaciens. Et là on comprend que c’est quand ça ne va pas. C’est que le sujet est clivant.
C’est qu’à l’évoquer, on devient latæ sententiæ coupable des pires maux du XXIe siècle. Et pourtant, de l’autre côté de la rive méditerranéenne, on ne s’embarrasse pas de pincettes. Il faut lire Driss Ghali, récemment dans le Huffington Post : « Du Bataclan à Nice en passant par Trèbes, l’islamisme signe en lettres de sang ses ignobles forfaits. Et il n’y a aucun doute qu’il se développe là où se concentrent les musulmans de France, et notamment les Nord-Africains. Rien de plus normal pour un phénomène politico-religieux qui accompagne les peuples musulmans depuis des siècles. Le jihadisme marche dans les pas de l’islam depuis ses débuts, il est donc logique qu’il suive les grandes migrations des musulmans. Or, ce début de diagnostic est presque interdit en France par les temps qui courent. »
Peu importe que le sentiment d’insécurité culturelle qui prédomine partout dans la population sache faire le lien de cause à effet avec l’immigration, qu’elle soit actuelle ou générationnelle. Ne voyons pas ce qu’il faudrait voir.
Mais le tabou est ancré et ses thuriféraires veillent, alors même que quasiment 70 % des Français ne veulent plus de l’immigration et jugent ses effets négatifs. On se dit qu’un débat pourrait venir régler la question. Que c’est le jeu de la démocratie après tout. Peine perdue. Présentée initialement comme l’un des cinq sujets du débat national ouvert par le gouvernement, l’immigration ne sera finalement pas un thème à part et rejoindra la partie « démocratie et citoyenneté ». Encore une subtilité de la part d’un gouvernement trop intelligent ?
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