[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1562917306962{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]
Le puzzle des nations africaines est toujours fragile. Il suffit qu’une pièce manque et la tectonique du continent se met en branle.
En 2011, la guerre en Libye a eu les conséquences que l’on sait dans la bande saharo-sahélienne. Le putsch qui renverse le président Amadou Toumani Touré en mars 2012 au Mali est une réaction aux incursions touarègues venues du Nord. De même, les conséquences de la chute de Blaise Campaoré à Ouagadougou en 2014 ne sont toujours pas résorbées. L’État burkinabé est incapable de juguler les massacres ethniques entre les tribus peule et mossi. Les troubles débordent désormais au Bénin et dans le nord de la Côte-d’Ivoire où une élection présidentielle à haut risque est prévue l’année prochaine. Le Burkina-Faso subit de plein fouet le chaos malien. Plus à l’est, François Bozizé a été chassé de Bangui en 2013 par des raids militaires venus des régions frontalières de la Centrafrique avec le Tchad et le Soudan. D’autres pays ont mieux résisté comme le Tchad, le Niger et la Mauritanie. Jusqu’à quand ?
Au Maghreb, l’Algérie a rejoint la Tunisie dans la liste des pays en délicate transition politique. Le Soudan est entré en ébullition avec la fin de règne d’Omar El Béchir en avril. L’armée a violemment repris la main mais, en général, les difficultés à Khartoum se font ressentir au Sud-Soudan mais aussi au Tchad, où Idriss Déby fait figure de rescapé, et en Libye, mosaïque tribale plongée dans la crise post-Kadhafi depuis plus de huit ans. Après l’effet domino, l’effet boomerang ? Les causes de la porosité africaine sont connues. Les territoires des tribus nomades ou sédentaires chevauchent les frontières post-coloniales.
Ces conflits ethniques et mafieux se superposent à la promotion de l’islamisme financé par la tenaille des Frères musulmans du Qatar et de Turquie d’une part et les fondations salafistes du Golfe d’autre part. La crise migratoire et identitaire en Afrique donne le vertige et il faudrait y réfléchir à deux fois avant de lâcher un dictateur moribond sans solution de rechange.
Au gré des humeurs politiques de la capitale, les chefs de guerres et les trafiquants vont et viennent. Ces conflits ethniques et mafieux se superposent à la promotion de l’islamisme financé par la tenaille des Frères musulmans du Qatar et de Turquie d’une part et les fondations salafistes du Golfe d’autre part. La crise migratoire et identitaire en Afrique donne le vertige et il faudrait y réfléchir à deux fois avant de lâcher un dictateur moribond sans solution de rechange. Au sein de l’Afrique francophone, les pays riverains du Golfe de Guinée semblent plus ou moins préservés.
Sans doute les ressources côtières et pétrolifères contribuent-elles à apaiser les esprits et les cœurs. Les Églises jouent aussi leur rôle de soupape en Afrique équatoriale. Le Gabon, les Congos, le Cameroun et les Guinées connaissent une relative accalmie tandis que l’Afrique sahélienne et musulmane continue de brûler. Mais la saga des Paul Biya, Denis Sassou Nguesso et autres Ali Bongo n’est pas éternelle. Comme dirait un célèbre chanteur franco-camerounais, dans l’ambiance de la brousse, attention les secousses…
Hadrien Desuin
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]





