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Chaque été, la Communauté de l’Emmanuel organise des sessions hautes en couleur catholique à Paray-le-Monial. Une occasion pour le constater de visu : enracinement chrétien et culture française sont bien vivants.
Mercredi 17 juillet, Parayle-Monial, la cité du Sacré-Cœur. Les Parodiens jouissent d’une fraîche brise matinale, peut-être liée au canal du centre et à la Bourbince. C’est dans ce Val d’Or que fut construite au XIe siècle une église à l’architecture clunisienne si belle qu’elle attire aujourd’hui des dizaines de milliers de personnes en lieu et place de l’église abbatiale disparue de Cluny. Ce matin, les rues pavées du centre historique de Paray-le-Monial bruissent des pas empressés de centaines de membres de la Communauté de l’Emmanuel pour la plupart âgés de 25 à 35 ans, la session leur étant « réservée », ce qui n’a pas empêché les familles de venir, certaines ayant à l’évidence leurs habitudes.
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« La Communauté de l’Emmanuel, c’est une famille », explique ainsi Bertrand tandis que son épouse Laure fait rire leur ribambelle de 5 enfants en les faisant tourner en rond à vélo. Il est à peine 9 heures et ils se dirigent vers le parc du Moulin Liron où se dressent des dizaines de tentes ainsi qu’un grand chapiteau où va être donnée la messe chaque jour à 16 h 15. « Il faut laisser le temps aux jeunes de se lever… », rigole Bertrand. Le toujours jeune papa vient à Paray « depuis plus de 15 ans » et a rencontré sa future femme pendant l’un des nombreux ateliers organisés par l’Emmanuel. Cette année, les jeunes peuvent échanger sur l’existence de Dieu, parler de sexualité, d’écologie intégrale, de travail ou de charismes en compagnie d’autres fidèles ainsi que de prêtres dont la jeunesse et la joie de vivre font plaisir à voir.
Elle a redonné vie, avec une forme actualisée, au pèlerinage quasiment éteint du Culte du Sacré-Cœur, né au XVIIe siècle des trois visitations faites par le Christ à sainte Marguerite-Marie, apparitions où Il lui a présenté Son Cœur.
La Communauté de l’Emmanuel est partie prenante du revival catholique qui se développa fortement autour de Jean-Paul II, sa particularité étant d’être une communauté du renouveau charismatique catholique. Elle a redonné vie, avec une forme actualisée, au pèlerinage quasiment éteint du Culte du Sacré-Cœur, né au XVIIe siècle des trois visitations faites par le Christ à sainte Marguerite-Marie, apparitions où Il lui a présenté Son Cœur.
L’Emmanuel, ça dépote !
Une fois inscriptions, retrouvailles et enseignements passés, ainsi qu’un pique-nique pour les uns, une confession pour les autres, afin d’être en situation de recevoir la Communion, l’heure vient de la messe dans l’immense tente contenant près de 3 000 chaises et trois écrans géants. Odette, « bientôt 91 ans », regarde entrer les jeunes femmes et les jeunes hommes sous le chapiteau. Ils s’installent face à l’autel.
Il y avait plus de 3 000 croyants présents lors de cette messe, ce qui amène Claire à dire, tout sourire, que « le christianisme est bien vivant, nous ne sommes pas seuls, en effet ! ». « Il fait bon de se promener en France », renchérit Philippe.
Elle vient à la messe de l’Emmanuel « depuis toujours, peut-être même depuis le début ». Odette porte une de ces belles robes de campagne, à jolies fleurs. Elle aime « la joie et la vie des charismatiques ». Très vite l’ambiance est chaleureuse, l’homélie du jeune prêtre rendrait catholique le plus obtus des bouddhistes, et la fraîcheur des jeunes femmes chrétiennes laisse pantois, donnant à penser que la foi ne joue pas un rôle anodin dans la beauté des visages : sans doute que les âmes se lisent sur les figures.
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Les chants entraînants et joyeux des charismatiques, connus de la plupart, ajoutent à l’ambiance d’une messe qui se ponctue, une fois la Communion donnée et les prêtres partis, par la première réunion entre jeunes, autour du magazine L’1visible et d’une chanson à mourir de rire séance tenante. Il y avait plus de 3 000 croyants présents lors de cette messe, ce qui amène Claire à dire, tout sourire, que « le christianisme est bien vivant, nous ne sommes pas seuls, en effet ! ». « Il fait bon de se promener en France », renchérit Philippe. Revival, quand tu nous tiens.
Matthieu Baumier
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