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La stratégie de la bestialité
Le Management de la Sauvagerie, publié par Abou Bakr Naji, aux éditions Ars Magna, se veut une méthode rationnelle de rétablissement du Grand Califat. Qualifié de « Mein Kampf du djihadisme », l’ouvrage fait froid dans le dos.
Alexandre Del Valle : « Les stratèges du djihadisme s’appuient sur les textes sacrés »
Alexandre Del Valle est spécialiste des questions liées au terrorisme islamiste. Fait rare, il n’hésite pas à parler librement et à décrire ce réel qui nous effraie. Auteur de nombreux ouvrages, dont Comprendre le chaos syrien : des révolutions arabes au jihad mondial (Regards d’Orient) en collaboration avec Randa Kassis, il est actuellement en pleine promotion de La Stratégie de l’Intimidation (L’Artilleur) publié le 21 mars. Durant une heure d’entretien, Alexandre Del Valle a livré un regard sans complaisance sur les problèmes que l’islam pose à nos sociétés ouvertes.
Égypte : Sissi, Empereur ou Vice-Roi d’Égypte ?
À quelques jours de renouveler le mandat du maréchal-président, le pays des pharaons traverse une période compliquée sur les plans économique et diplomatique. Les portraits du Raïs couvrent les carrefours de la capitale. Les soldats en uniforme sont postés aux coins des avenues. Le Caire se prépare à une campagne présidentielle sans surprise le 24 mars. Les principaux candidats, militaires ou militants des droits de l’homme, ont jeté l’éponge : harcelés par des procédures judiciaires ou trop isolés, ils n’ont pas pu boucler leur dossier avant la date limite de dépôt des candidatures, le 29 janvier. Les généraux Ahmed Chafik et Sami Anan sont placés sous surveillance, l’avocat Khaled Ali, candidat en 2012, a renoncé. En catastrophe, le clan présidentiel a pu compter sur un candidat d’opposition qui veuille bien jouer les figurants. Le président du jeune parti libéral Al Ghad (dissidence du Wafd), Moussa Mostafa Moussa, s’est dévoué in extremis. Le successeur d’Ayman Nour, ancien opposant lors de la présidentielle de 2005, a pris la tête du parti quand ce dernier était sous les verrous. Avocat démocrate et occidentalisé, Nour était la caution libérale du régime Moubarak. La farce se répète. En vertu des accords de paix avec Israël, l’armée égyptienne reçoit du matériel militaire américain. Mais cette livraison est encadrée par une commission du Congrès américain qui examine les avancées démocratiques du pays. Les militaires se font un devoir de (...) A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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L’impasse européenne
Soixante ans après le lancement de sa construction, l'Europe bruxellisée persévère dans ses erreurs. Le double discours de Macron ne résoudra rien. Depuis le vote à l’arraché du traité de Maëstricht, l’Union européenne s’invite en permanence dans la politique intérieure française et tout particulièrement dans les élections importantes. On a monté en épingle, lors de la dernière élection présidentielle, le maintien ou le retrait de l’euro. Ceux qui nous ont dit que les Français ne voulaient pas quitter l’euro ont oublié qu’en 2003, ils ne voulaient pas quitter le franc : à telle enseigne que Jacques Chirac renonça au référendum auquel il s’était engagé, de crainte d’un résultat négatif. Par ailleurs, les milieux politiques et médiatiques continuent à présenter systématiquement comme « anti-européens » ceux qui mettent en cause l’évolution de l’Europe telle qu’elle s’est pratiquée, de traités en traités, aux dépens d’un retour aux fondamentaux du traité de Rome. Ce n’est pas être « anti-européen » que de constater, et de récuser, une évidence, à savoir qu’on est passé de l’Europe du général de Gaulle à celle de Jean Monnet. Cela devrait faire débat, comme on dit. Il est incontestable que ce qu’il est convenu d’appeler la construction européenne – l’Europe divine – s’enfonce dans une impasse. Emmanuel Macron, à peine élu, s’est, comme ses prédécesseurs, précipité à (...)
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