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À l’ombre des filles : baroque a l’ombre

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Publié le

13 avril 2022

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Malgré d’inévitables fioritures, A l’ombre des filles parvient à surprendre le spectateur par une certaine gravité.
A l'ombre

À l’ombre des filles appartient au sous-genre très prisé du « film de réhabilitation par l’art en milieu carcéral ». Après Kad Merad en prof de théâtre dans Un Triomphe c’est au tour d’Alex Lutz de charbonner pour redonner de l’espoir à une poignée de détenues. Il enseigne le chant baroque et il traîne derrière lui une profonde culpabilité – celle d’avoir délaissé sa mère dans ses derniers jours. Il est donc doublement à « l’ombre des filles »: d’un côté, ses élèves qui le forcent à affronter ses propres démons, de l’autre cette absence maternelle qui plane sur tout le métrage.

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On n’évite évidemment pas certains poncifs du genre, quelques dialogues sont forcés et les rôles manquent un peu d’épaisseur, sans parler du personnage d’Agnès Jaoui, qui frise le grotesque et semble avoir été parachuté dans le scénario pour s’acheter à peu de frais une street cred. Malgré ces défauts, le film finit par tirer son épingle du jeu en ne caressant jamais le spectateur dans le sens du poil, et en maintenant jusqu’à la fin un ton grave et mélancolique.


À l’ombre des filles (1h 46), d’Etienne Comar, avec Alex Lutz, Agnès Jaoui, Hafsia Herzi, en salles le 13 avril

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