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Abattage rituel : les consommateurs sous-informés

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Publié le

16 mars 2022

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Le halal, autrefois concession exceptionnelle faite aux musulmans, s’imposerait aujourd’hui comme une norme en France.
UGLG

Vous consommez constamment des produits dérivés issus de l’abattage rituel – comprenant le cacher et le halal – sans le savoir. Ces méthodes d’exécution religieuse des animaux de boucherie sont aujourd’hui une économie très profitable, à cause du changement de population et de la place prise par l’islam. Isla Délice, Wassila (Casino) et Réghalal sont les principaux acteurs du secteur. Le halal et le cacher sont d’ailleurs dans une zone grise du droit français. En effet, si l’abattage sans étourdissement préalable n’est autorisé qu’à titre dérogatoire en France, il est aujourd’hui presque devenu la norme.

Selon la Direction générale de l’alimentation, le nombre d’animaux tués religieusement excède les besoins intérieurs des minorités religieuses concernées. Les abattoirs trouvent des débouchés pour vendre les excédents sur le marché classique, notamment par le biais des minerais de viande utilisés dans les produits transformés. Un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) dévoilait qu’« alors que la demande en viande halal devrait correspondre à environ 10 % des abattages totaux, on estime que le volume d’abattage rituel atteint 40 % des abattages totaux pour les bovins et près de 60 % pour les ovins ».

Lire aussi : Éloge de la viande

Les experts du ministère de l’Agriculture révélaient que l’abattage rituel « pourrait devenir la norme au lieu de rester une pratique dérogatoire […] ce qui ne devrait être qu’une dérogation s’est généralisé ». Auteur du livre Bon Appétit (Presses de la Cité), Anne de Loisy jugeait quant à elle que ces chiffres seraient sous-estimés: « C’est même la conviction d’un grand nombre des professionnels de la filière qui, sous couvert d’anonymat, s’accordent à dire que l’abattage rituel concernerait en fait 8 à 9 ovins sur 10 et au moins 5 bovins sur 10. » En achetant de la viande non étiquetée, vous financez donc sans le savoir des cultes religieux. Un scandale moral qui devrait normalement faire bondir dans un pays comme la France qui a fait de la laïcité l’un de ses piliers.

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