Claire Denis, c’est plutôt le haut du panier et la certitude a minima d’une recherche plastique : depuis Beau Travail jusqu’à High Life en passant par le magnifique Vendredi soir, voilà une bonne trentaine d’années que son œuvre travaille une forme singulière, et propose autre chose qu’un récit illustré – en somme Claire Denis essaye de faire du cinéma. Dommage, ici, elle s’est acoquinée avec la sinistre Christine Angot pour cette adaptation du non-moins sinistre Un tournant de la vie : soit un compendium des obsessions pathétiques de la romancière – marivaudages sans passion, immigrationnisme complètement hors-sujet, et sécheresse infinie de son cœur de bourgeoise avariée.
Claire Denis a beau tenter de faire quelque chose avec sa caméra, sa direction d’acteurs complètement aux fraises est encore desservie par les dialogues ridicules d’Angot, l’ensemble aboutissant à une sorte de naufrage total. Par pitié, éloignez Angot des plateaux de cinéma : elle pourrit tout ce qu’elle touche.
Avec amour et acharnement (1h56), de Claire Denis, avec Juliette Binoche, Vincent Lindon, Grégoire Colin, en salles le 31 août





