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[Cinéma] Club zéro : daube formatée

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Publié le

27 septembre 2023

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« La mode des parodies de Wes Anderson obtenues par intelligence artificielle a visiblement conquis Jessica Hausner. » Notre critique de Club zéro, en salles le 27 septembre.
cz

La mode des parodies de Wes Anderson obtenues par intelligence artificielle a visiblement conquis Jessica Hausner. Disposant peut-être d’un prototype secret, la réalisatrice a saisi les paramètres suivants : « Joueur de flûte de Hamelin » dans INTRIGUE, « étudiants géniaux » (à la Anderson, justement), « familles » et « professeur non-binaire » dans PERSONNAGES. Puis elle a activé le filtre Kubrick à ESTHÉTIQUE et « travellings avant-arrière » à MISE-EN-SCÈNE. Le résultat : Club Zero, a été toiletté numériquement pour rendre les effets d’amaigrissement des acteurs qui, du coup, ont pu reprendre de la choucroute à la cantine. On espère que leur asthénie générale a été pareillement obtenue.

Lire aussi : [Cinéma] Rotting in the sun : chef-d’oeuvre

Le dernier plan montre une Cène immobile où la distribution reste au garde-à-vous cinq bonnes minutes, le temps que défilent les crédits avec de nombreuses et invraisemblables participations (le Qatar, le Danemark, le CNC…) Ne manque que la Boucherie Sanzot, on se demande bien pourquoi.

CLUB ZERO (1h50), de JESSICA HAUSNER, avec Mia Wasikowska, Sidse Babett Knudsen, Elsa Zylberstein, en salles le 27 septembre.

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